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Apollonia Poilâne, boulangère, à la tête de Poilâne depuis 2002

 

Poilâne est une boulangerie familiale fondée en 1932 par Pierre Poilâne, le grand père d'Apollonia.

La Maison se spécialise dans la confection de miche : un pain au levain d'environ 2 kg, façonné à la main et cuit dans un feu  de bois.

Lionel Poilâne reprend l'entreprise au début des années 70. Il développe l'entreprise en France et à l'étranger.

En 2002, suite au décès accidentel de Lionel Poilâne, Apollonia prend la suite de son père.

Apollonia Poilâne a grandi dans la boulangerie familiale et y a suivi son apprentissage.

Elle est désormais à la tête de l'entreprise familiale qu fabrique plusieurs tonnes de pain par jour de la même façon qu'en 1932 !

 

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Martine Tibérino : les compétences et le sourire en plus

 

« Réactivité, efficacité, rapports humains agréables : voilà ce que j'aime chez les femmes !» explique Martine Tibérino, agent immobilier à Nîmes, présidente du Syndicat départemental des professionnels Immobiliers et 1° vice-présidente de l'histoire de la CCI de Nîmes.

 

Pour cette chef d'entreprise qui ne s'est jamais pliée au machisme de son milieu, le fait de créer sa propre société était une évidence. Son caractère entier, son énergie débordante au travail et son intérêt des autres n'auraient pu être bridés par un patron. « Avoir l'esprit d'entreprise, c'est avoir soif de liberté. Mais attention, cela se paye très cher », consciente que sa famille a pu parfois souffrir de son rythme effréné de travail.

 

Dans son cabinet immobilier, les relations sont au beau fixe avec ses salariées, comptable comme secrétaire. « Je déteste la hiérarchie et les gens qui se montrent cassants. Comme mes consoeurs chefs d'entreprise, je pense bénéficier d'un sens du management important. Plus fines, les femmes prennent le temps d'écouter leurs collaborateurs, d'intégrer leurs conseils et ça marche : l'initiative est au rendez-vous. Et grâce à une forte personnalité, personne n'essaie d'en abuser. »

 

Une seule condition à cela : comme tout patron qui se respecte, il faut savoir tout faire. Et profiter de ses atouts féminins pour faire naître des idées nouvelles : créativité, « jusqu'au-boutisme » et sensibilité, sans oublier prévoyance et gestion raisonnable sont les clés du succès. « J'aime travailler avec les femmes car elles ne sont pas en quête de pouvoir, mais d'évolution » conclue cette très féminine chef d'entreprise, mais pas féministe pour autant. « Quand on ne nous regarde plus comme une femme, mais comme une professionnelle, c'est gagné. »

 

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Macha Makeïeff : l'art de tout savoir conjuguer

Née à Marseille d'une famille protestante avec des ascendances russes et italiennes. Elle est élève au Conservatoire de Marseille, y rencontre le pianiste Pierre Barbizet. Elle étudie la littérature et l'histoire de l'art à la Sorbonne et à l'Institut d'Art de Paris, rejoint Antoine Vitez, rencontre déterminante. Il lui confie sa première mise en scène au théâtre des Quartiers d'Ivry. Macha Makeïeff est auteur et metteur en scène avec Jérôme Deschamps de plus de vingt spectacles de leur compagnie qu'ils créent et dirigent ensemble. Spectacles joués en France et à l'étranger, parmi lesquels, Lapin-Chasseur, C'est magnifique, Les Pieds dans l'eau, Les Petits Pas, Les Etourdis, L'Affaire de la rue de Lourcine, d'Eugène Labiche et dernièrement La Méchante Vie présenté au Théâtre de Nîmes, au Théâtre National de Chaillot et dans plusieurs théâtres en France et à l'étranger (Luxembourg, Zurich).

 En 2000, avec Jérôme Deschamps, elle fonde "Les Films de mon Oncle", pour le rayonnement de l'oeuvre du cinéaste Jacques Tati, et anime avec lui « le 7bis », un lieu singulier de création à Paris. Plasticienne aussi, puisqu'elle crée costumes, décors, accessoires, identité visuelle et sentimentale des spectacles. Macha Makeïeff invente dans les années 90 le style "Deschiens", qui marque une époque. Elle expose : à la Fondation Cartier, au Musée des Arts Décoratifs de Paris, à Chaumont-sur-Loire, à la Grande Halle de la Villette et intervient dans différents musées. Elle publie des essais sur le théâtre et la poétique des objets qui la hantent : aux éditions du Chêne, Séguier, Seuil et Actes Sud et collabore à différentes revues. En 2006, elle signe le décor de Solo et La dernière Bande de Beckett au Théâtre de Lille.

 Elle est directrice artistique du Théâtre de Nîmes depuis 2003.

 A L'Opéra, elle a mis en scène avec Jérôme Deschamps Les Brigands d'Offenbach, direction Louis Langrée (Opéra d'Amsterdam et Opéra Bastille à Paris), et en a créé les costumes, puis en 2003, L' Enlèvement au Sérail de Mozart, direction Marc Minkovski, au Festival Lyrique d'Aix en Provence et à l'Opéra de Lausanne (Direction Christophe Rousset) dont elle crée les costumes, et repris en 2007 toujours au Festival d'art lyrique d'Aix en Provence dans une nouvelle distribution ; puis elle monte Moscou-Tchériomouchki, Direction Alexandre Lazarev en 2004 à l'Opéra de Lyon dont elle conçoit décors et costumes ; en 2006, Mozart Short Cuts, direction Laurence Equilbey (Grand Théâtre du Luxembourg et Cité de la Musique à Paris), enfin elle monte en décembre 2006 La Veuve Joyeuse, direction Gérard Korsten à l'opéra de Lyon dont elle conçoit décors et costumes et signe ainsi sa cinquième mise en scène d'opéra.

A l'Opéra Comique, elle  met en scène avec Jérôme Deschamps L'Etoile, de Chabrier, direction John Elliot Gardiner, en décembre 2007. Spectacle dont elle conçoit également les décors et costumes.

Elle met en scène en mars 2008 Zampa de Herold à l'Opéra Comique avec Jérôme Deschamps et conçoit décors et costumes.

 

Parallèlement à ses activités de mise en scène, création costumes et décors, Macha Makeïeff prépare avec la Cinémathèque Française une grande rétrospective de l'œuvre de Jacques Tati, exposition dont les portes ouvriront en avril 2009.

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Marie-Christine Oghly : une femme dans l'industrie

Née en 1957 à Verdun, Marie-Christine Oghly est douée pour les mathématiques. Après un bac scientifique décroché à Nancy, la Lorraine poursuit son cursus par une maîtrise de géomorphologie option géologie puis un DUT en techniques de commercialisation.

Fermement décidée à réussir, la jeune femme obtient en parallèle un DEA en hydrologie et prépare, en cours du soir, un DESS-CAAE (certificat d'aptitude à l'administration des entreprises), tout en travaillant la journée comme maître-auxiliaire.

1986 : grâce à sa maîtrise de la langue de Shakespeare, Marie-Christine Oghly arrive à Paris, pour travailler au sein de l'entreprise anglaise Amazon Technology.

Au poste de responsable marketing Europe, elle a pour mission de mettre sur le marché de nouveaux produits. Parmi eux, figure Flowmaster : un logiciel dédié au traitement et à la simulation de systèmes de fluides dans les  secteurs aéronautiques, automobile,  génération d'énergie, pétrochimie.

1991 : création de sa première entreprise

En charge de la commercialisation pour l'Europe du Sud durant neuf ans, elle prend la direction générale de la filiale en 1990, avant de créer, l'année suivante, sa première entreprise en association avec l'Américain Fluid Dynamics. L'aventure se poursuit jusqu'en 1996. Date à laquelle les partenaires de Marie-Christine Oghly décident de vendre à la concurrence.

Flowmaster France naît en 1997, avec un ingénieur. Le succès est croissant. Dès 1999, l'entreprise embauche de nouveaux collaborateurs et étend son champ d'action, du fait d'une grande adaptabilité. L'entrepreneuse, mariée à un photographe, a fait le choix de ne pas avoir d'enfant.

Au quotidien, la chef d'entreprise est sur le terrain, en moyenne, douze heures par jour... Un travail récompensé par la signature de contrats, comme en 2003, avec les Constructions navales. Et ce n'est pas tout. Marie-Christine Oghly accumule les fonctions.

Juge aux prud'hommes, elle est également, depuis le 17 mai 2004, présidente de l'Association nationale des femmes chefs d'entreprise et depuis le 1er janvier 2008, présidente du MEDEF Ile de France.

 

Son conseil de chef d'entreprise :

 

"Je pense qu'il faut de la persévérance, du dynamisme, un sens certain de l'action et de la décision. Une bonne dose d'optimisme et un peu d'inconscience.

Il faut être à l'aise pour ce qui est de la relation commerciale avec les clients et savoir manager. Pour ma part, je continue à aller sur le terrain. Et pourtant, j'ai des commerciaux."

(Source : emploi.france5.fr - juin 2006)

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Marie-France Juanico : l'adversité comme moteur

 

Marie-France Juanico, expert-comptable et présidente de l'association gardoise des Femmes chefs d'entreprises (FCE), a construit sa carrière en résistant aux épreuves de la vie.

 

 Mariée jusqu'en 1994, cette dynamique cinquantenaire s'est accomplie en créant seule une société d'expertise-comptable. «En plus d'être un excellent échappatoire, cela m'a permis de me prouver que j'en étais capable» se souvient la toute nouvelle présidente des FCE gardoises (élue fin 2005). Aujourd'hui, sa société fonctionne bien, et grâce à l'arrivée de son fils aux commandes, Marie-France Juanico peut s'investir en politique, à la CCI et dans son association. «L'atout majeur des FCE -complètement apolitiques- c'est l'amitié et la convivialité qui nous unissent. L'entraide fonctionne très bien et nous permet de travailler sur des sujets majeurs pour nos entreprises (URSSAF, normes Iso, développement durable, etc..). L'objectif est aussi d'améliorer la représentativité des femmes dans des instances comme les tribunaux de commerce, les prud'hommes ou les Chambres de commerce. » En cas de licenciement abusif d'une femme enceinte, une femme juge se sentira forcément plus concernée. Pour Marie-France Juanico, ce cas  de figure n'est pas un handicap dans une entreprise. « Il suffit d'être bien organisée. La future maman nous annonce rapidement la nouvelle pour que nous puissions trouver une remplaçante et tout se passe bien…surtout si c'est hors période fiscale !» explique t'elle dans un sourire.

Pour cette femme aguerrie, qui a également créé une société de décoration pour sa fille, il n'y a pas de distinguo à faire entre hommes et femmes. « Je leur demande les mêmes qualités, même si pour moi une femme est souvent plus pugnace et moins en quête de pouvoir.  C'est le mélange des compétences qui crée une vraie dynamique dans l'entreprise. Les mots quotas et parité sont à bannir, on doit nous intégrer pour nos qualités et non parce qu'il faut un nombre de femmes.»

 

Association Femmes chef d'entreprise du Gard : 04 66 67 36 74